dimanche 31 janvier 2010
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mercredi 13 janvier 2010
Trois musiciens et une cinéaste
De telles complexités, à l’image même de ces âmes tourmentées par l’angoisse, ne peuvent qu’inspirer de jeunes interprètes comme les quatre participants au concert « midi en musique » du 14 janvier. Quatre ? Comptons : un pianiste, Sébastien Jaudon, formé par Jean Martin puis Pierre Pontier, conseillé par Jules Bastin et Christa Ludwig ; particulièrement actif autour des formes théâtrales et des spectacles transversaux, de l’accompagnement des chanteurs et de la direction orchestrale, S.Jaudon enseigne au Conservatoire Régional de Grenoble. Il en va de même pour le baryton Emmanuel Cury, qui, lui, dirige ce même établissement, et a commencé son parcours dans la danse contemporaine avant de rejoindre le chant – conseillé par Régine Crespin – qu’il pratique dans l’opéra, la mélodie ou l’oratorio (baroque). La soprano Nadia Jauneau-Cury est également pianiste de formation, cofondatrice du Trio Athena, interprète en création d’œuvres contemporaines, notamment de Vincent Paulet, et enseignante. La 4e, travaillant également à Grenoble, illustre la transversalité du propos demandé par « Musée en musique » à ces schumanniens inventifs : car Agathe Cury, la benjamine du Quatuor, est cinéaste. Elle a œuvré dans le cadre d’un collectif, Productions-Bled (série « Aventuriers »), et a été récompensée au festival « Tout Court » pour son film « Ether ».
Le réel n’est vrai que jusqu’à un certain point
« Les balances entre désir et angoisse, rêve et représentation, refuge de la solitude et soif de la femme sont le sujet du Dichterliebe, avait écrit Emmanuel Cury à la cinéaste. Nous n’attendons pas de toi, bien sûr, une illustration. Les libertés que tu cherches à prendre me semblent précieuses. Bannir la femme réelle de l’image me paraît un geste fort. » Et en effet Agathe Cury précisait : « J’ai envie de me sentir libre de créer entre musique et image un lien, qui sera différent à chaque film : ce pourra être une illustration exacte de l’histoire racontée par Heine, mais aussi un détachement de cela pour souligner une relation structurelle à la musique, l’ironie pourra répondre à la mélancolie, l’histoire se détachant alors du récit… » Il est résulté de cette réflexion sur les principes un « découpage » qui sépare la séquence récital au sens classique du terme : « L’amour et la vie d’une femme » donné en continu, et Dichterliebe, contrepointé par l’image qui attend la fin du 5e lied (ich will meine… ») pour 6 interventions qui font respirer la musique. Ainsi avec le mystérieux « ich grolle nicht » (sur la traduction duquel on a beaucoup varié : « je ne gronde pas », proposait Rémy Stricker – en son remarquable commentaire des « Lieder de 1840 » - pour annuler le traditionnel « j’ai pardonné » ; Emmanuel Cury essaie : « je ne te hais pas »…), la réalisatrice note « des sentiments violents, haine, rage, dissimulation ». Et d’imaginer « la douce violence d’objets que l’on casse au ralenti, une image lisse, lumineuse, un intérieur de femme que l’on saccage ». Pour l’ultime « Die alten… lieder » (Les vieux chants méchants, enterrons-les…) : « un petit garçon qui joue à être le roi et utilise la forêt comme décor de l’histoire qu’il se fabrique ». Cette vision décalée fait « songer » aux films des Surréalistes – qui ont tant aimé le romantisme allemand -, et en tout cas emmène vers la double affirmation des romantiques intransigeants : « La poésie c’est le réel absolu », dit Novalis, et « Le réel n’est vrai que jusqu’à un certain point », commente Ludwig Tieck.
Grenoble, Musée en musique. Jeudi 14 janvier 2010, Auditorium du Musée, 12h30. Robert Schumann (1810-1856) : Dichterliebe, Frauenliebe und Leben. Emmanuel Cury, baryton ; Nadia Jauneau-Cury, soprano ; Sébastien Jaudon, piano; Agathe Cury, film. Information et réservation : T.04 76 87 77 31 et www.musee-en-musique.com
http://www.classiquenews.com/applaudir/lire_article.aspx?article=3467&identifiant=201018YFTQD7M391YUZ59IOA7QUGV9U
Le réel n’est vrai que jusqu’à un certain point
« Les balances entre désir et angoisse, rêve et représentation, refuge de la solitude et soif de la femme sont le sujet du Dichterliebe, avait écrit Emmanuel Cury à la cinéaste. Nous n’attendons pas de toi, bien sûr, une illustration. Les libertés que tu cherches à prendre me semblent précieuses. Bannir la femme réelle de l’image me paraît un geste fort. » Et en effet Agathe Cury précisait : « J’ai envie de me sentir libre de créer entre musique et image un lien, qui sera différent à chaque film : ce pourra être une illustration exacte de l’histoire racontée par Heine, mais aussi un détachement de cela pour souligner une relation structurelle à la musique, l’ironie pourra répondre à la mélancolie, l’histoire se détachant alors du récit… » Il est résulté de cette réflexion sur les principes un « découpage » qui sépare la séquence récital au sens classique du terme : « L’amour et la vie d’une femme » donné en continu, et Dichterliebe, contrepointé par l’image qui attend la fin du 5e lied (ich will meine… ») pour 6 interventions qui font respirer la musique. Ainsi avec le mystérieux « ich grolle nicht » (sur la traduction duquel on a beaucoup varié : « je ne gronde pas », proposait Rémy Stricker – en son remarquable commentaire des « Lieder de 1840 » - pour annuler le traditionnel « j’ai pardonné » ; Emmanuel Cury essaie : « je ne te hais pas »…), la réalisatrice note « des sentiments violents, haine, rage, dissimulation ». Et d’imaginer « la douce violence d’objets que l’on casse au ralenti, une image lisse, lumineuse, un intérieur de femme que l’on saccage ». Pour l’ultime « Die alten… lieder » (Les vieux chants méchants, enterrons-les…) : « un petit garçon qui joue à être le roi et utilise la forêt comme décor de l’histoire qu’il se fabrique ». Cette vision décalée fait « songer » aux films des Surréalistes – qui ont tant aimé le romantisme allemand -, et en tout cas emmène vers la double affirmation des romantiques intransigeants : « La poésie c’est le réel absolu », dit Novalis, et « Le réel n’est vrai que jusqu’à un certain point », commente Ludwig Tieck.
http://www.classiquenews.com/applaudir/lire_article.aspx?article=3467&identifiant=201018YFTQD7M391YUZ59IOA7QUGV9U
mardi 12 janvier 2010
dimanche 10 janvier 2010
When I lived in NOLA a few years ago, the Grey Ghost (a man who would go out at night and paint over gorgeous works of street art with grey paint) was rather big problem. Right after I left, I know he was busted for covering up a mural and received a court summons. Does anyone know what happened to him? I hope he was stopped! Would welcome all comments. If you have any links to stories, please share! I am writing about the effects and challenges of urban street art.
http://www.couchsurfing.org/group_read.html?gid=1909&post=4666677#gpid4666677
http://www.couchsurfing.org/group_read.html?gid=1909&post=4666677#gpid4666677
lundi 4 janvier 2010
Aïe...
Encore trop tard pour les concerts de classique en appartement ?
Encore trop tard pour les concerts de classique en appartement ?
dimanche 3 janvier 2010
mercredi 30 décembre 2009
lundi 28 décembre 2009
jeudi 24 décembre 2009
lundi 21 décembre 2009
des tableaux avec de la guitare classique
dimanche 20 décembre 2009
vendredi 18 décembre 2009
Une étude sur l'âge des audiences de musique classique en France + autres points dans les commentaires.
87 cool things to do with google apps (from google creative lab)
mercredi 16 décembre 2009
lundi 14 décembre 2009
vendredi 11 décembre 2009
mardi 8 décembre 2009
dimanche 6 décembre 2009
Hell Yeah !
Culturals pics from everything for everybody
samedi 5 décembre 2009
A tech page pour quand j'aurais des fans à gérer sur fb...
vendredi 4 décembre 2009
Des photos de nos supra-élites mondiales
En passant un nom de personnage magnifique : Faustin-Archange Touadéra, pdt (?) de la république centrale africaine
jeudi 3 décembre 2009
De l'innocence salvatrice des teens movie des années 80 en perspective de l'acceptation triste des films d'aujourd'hui.
Monde de merde « NO ΛΟΓΟΣ
mardi 1 décembre 2009
"Le souffle d'une cassette vierge"
Non stop, road movie en béquille
Non stop, road movie en béquille
1st third of OSAMA THE GUN by Norman Spinrad
lundi 30 novembre 2009
lundi 23 novembre 2009
mardi 17 novembre 2009
lundi 16 novembre 2009
dimanche 15 novembre 2009
vendredi 13 novembre 2009
dimanche 8 novembre 2009
vendredi 6 novembre 2009
mercredi 4 novembre 2009
Des concerts enregistrés dans un "studio". WHite Stripes, Radiohead, Sonic Youth...
jeudi 29 octobre 2009
lundi 26 octobre 2009
mercredi 21 octobre 2009
mardi 20 octobre 2009
dimanche 18 octobre 2009
mardi 13 octobre 2009
vendredi 25 septembre 2009
jeudi 24 septembre 2009
mardi 22 septembre 2009
lundi 21 septembre 2009
jeudi 17 septembre 2009
mardi 15 septembre 2009
Sylvain Bousquet @ micromega
mercredi 9 septembre 2009
samedi 5 septembre 2009
mardi 1 septembre 2009
lundi 31 août 2009
Creche Les Bebes Bilingues
9 pl Aristide Briand 69003 LYON
-
- 09 52 37 90 72 / Mail : les.bebes.bilingues@free.fr
Crèche Collective MunicipaleAdresse :
Suppression demandée ()Restauration demandéeModifié0" jsvalues=".innerHTML:m.addressLines[0]+' - ';"> Le positionnement sur la carte est approximatif.
jeudi 27 août 2009
mercredi 26 août 2009
mardi 25 août 2009
Whole Earth Catalog et un article Libération
lundi 24 août 2009
dimanche 23 août 2009
mardi 18 août 2009
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